Conjugaison
Le système verbal italien dans son ensemble : les trois groupes réguliers (-are, -ere, -ire, avec la sous-classe en -isc-), le présent de l'indicatif, l'opposition centrale passato prossimo / imperfetto, le futur et le conditionnel, le congiuntivo présent et imparfait, l'impératif et sa combinaison avec les pronoms, et enfin les verbes irréguliers les plus fréquents de la langue.
Chaque fiche donne les tableaux complets par personne (io / tu / lui-lei / noi / voi / loro), la formation du temps, puis son emploi — c'est-à-dire les situations concrètes où un Italien l'utilise — avec des exemples bilingues.
Le présent de l'indicatif : -are, -ere, -ire et -isc-
Le verbe italien se répartit en trois conjugaisons selon la terminaison de l'infinitif les verbes courts comme dormire et les verbes en -isc- comme finire, qui insèrent un infixe à quatre personnes sur six. Le présent italien couvre un champ plus large que le français : il exprime le présent, l'habitude, le futur proche, et — avec da — une action commencée dans le passé et toujours en cours.
Passato prossimo vs imperfetto : essere ou avere, accord du participe
Raconter au passé en italien suppose deux décisions à chaque verbe. D'abord quel temps avere ou essere — un choix qui ne recoupe pas exactement celui du français (ho camminato pour « j'ai marché », mais sono stato pour « j'ai été »). De ces deux décisions dépend aussi l'accord du participe passé, qui suit des règles précises et asymétriques.
Futur simple, futur antérieur et conditionnel
Futur et conditionnel italiens partagent le même radical le futur italien exprime couramment la supposition (sarà stanco = « il doit être fatigué »), et le conditionnel passé sert à dire « il a dit qu'il viendrait », là où le français emploie un conditionnel présent.
Le congiuntivo : présent, imparfait, passé et trapassato
Le congiuntivo est le mode de ce qui n'est pas présenté comme un fait : opinion, doute, souhait, crainte, hypothèse. L'italien l'a conservé bien plus largement que le français — là où l'on dit « je pense qu'il est malade », l'italien exige penso che sia malato. Cette fiche donne les formes des quatre temps (présent, imparfait, passé, plus-que-parfait) ; les contextes d'emploi sont recensés dans la fiche de grammaire subordination et congiuntivo.
L'impératif et sa combinaison avec les pronoms
L'impératif italien réserve trois surprises au francophone. D'abord la 2e personne du singulier des verbes en -are prend -a et non -i (parla!, pas parli!). Ensuite l'impératif négatif au tu se forme avec l'infinitif (non parlare!). Enfin la forme de politesse emprunte ses formes au congiuntivo (parli!, venga!, mi dica!). Par-dessus cela vient la soudure des pronoms, qui produit des formes compactes comme dammelo, diglielo, andiamocene.
Les verbes irréguliers les plus fréquents
Une vingtaine de verbes irréguliers couvre l'essentiel de la conversation italienne. Ils sont irréguliers précisément parce qu'ils sont fréquents une irrégularité concentrée sur io et loro, les autres personnes restant régulières.