Grammaire
La structure de la darija, beaucoup plus simple que celle de l'arabe standard : ni cas grammaticaux, ni duel systématique, ni accord complexe. Ces fiches couvrent les pronoms (personnels, suffixes, possessifs, démonstratifs), le genre et le pluriel — régulier ou « brisé », c'est-à-dire obtenu en remodelant l'intérieur du mot — la phrase nominale sans verbe « être », la négation encadrante
ma...ch, la possession avecdyal, puis les mots interrogatifs et les connecteurs logiques du discours courant.Chaque point est illustré par des phrases complètes données sous trois formes : graphie arabe, arabizi, traduction française.
Pronoms, genre et nombre : personnels, suffixes, démonstratifs, pluriel brisé
La darija n'a que deux genres (masculin, féminin) et deux nombres utiles (singulier, pluriel) — le duel de l'arabe classique n'a survécu que dans quelques mots figés. Mais elle distingue le masculin du féminin à la 2ᵉ personne du singulier (nta / nti), ce que le français ne fait pas, et elle forme une grande partie de ses pluriels en remodelant l'intérieur du mot plutôt qu'en ajoutant une terminaison. Cette fiche pose tout le système des pronoms et des accords.
Structure de la phrase, négation ma...ch et expression de la possession
La darija construit ses phrases sans verbe « être » au présent, nie avec une négation encadrante ma...ch héritée du même mécanisme que le ne...pas français, et exprime « avoir » par une préposition (3end) plutôt que par un verbe. Ces trois mécanismes, une fois compris, permettent de produire immédiatement des phrases correctes.
Interrogation et connecteurs logiques : wach, chnou, fin, ch7al, 3lach
Poser une question en darija ne demande aucune inversion ni auxiliaire : on place le mot interrogatif en tête et on garde l'ordre normal de la phrase. Cette fiche recense tous les outils interrogatifs, puis les connecteurs qui permettent d'enchaîner deux idées — cause, conséquence, but, opposition, condition — c'est-à-dire de passer de la phrase isolée à la conversation.