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RouterSploit

Index

  1. Objectif
  2. Architecture modulaire
  3. Installation
  4. Commandes principales
  5. Exemple complet
  6. Limites
  7. Détection
  8. Défense

1. Objectif

RouterSploit est un framework d'exploitation open source dédié aux appareils embarqués : routeurs, caméras IP, NAS, objets connectés. Son interface et sa logique reprennent volontairement celles de Metasploit, en plus léger et spécialisé IoT/réseau domestique-entreprise.

Déjà cité dans le guide de pentest WiFi comme outil de post-exploitation une fois connecté à un réseau cible.

2. Architecture modulaire

Cinq familles de modules :

FamilleRôle
exploitsExploitation de vulnérabilités identifiées sur l'appareil cible
credsTest d'identifiants (bruteforce/dictionnaire) contre des services réseau (SSH, Telnet, HTTP, FTP...)
scannersVérification de la vulnérabilité d'une cible sans exploiter (équivalent check de Metasploit)
payloadsGénération de charges utiles pour différentes architectures embarquées (ARM, MIPS...)
genericAttaques génériques ne ciblant pas une CVE précise

3. Installation

git clone https://www.github.com/threat9/routersploit
cd routersploit
pip3 install -r requirements.txt
python3 rsf.py
  • Kali Linux : installation directe via pip après clonage.
  • Docker : docker compose up --build -d pour un déploiement conteneurisé.
  • Dépendances clés : requests, paramiko, pysnmp. Le support Bluetooth Low Energy (bluepy) est optionnel.
  • Le projet évolue vite : git pull régulièrement pour rester à jour.

4. Commandes principales

La console rsf.py reprend la syntaxe de msfconsole :

CommandeFonction
search <mot-clé>Rechercher un module (marque, produit, CVE...)
use <module>Charger un module
show optionsAfficher les options
set target <ip>Définir la cible
checkVérifier si la cible est vulnérable, sans exploiter
run (ou exploit)Lancer le module
use scanners/autopwnScanner automatiquement une cible contre l'ensemble des exploits connus

5. Exemple complet

python3 rsf.py

# Scanner automatiquement une cible contre toute la base de modules
use scanners/autopwn
set target 192.168.1.1
run

# Une fois une vulnérabilité identifiée, charger l'exploit correspondant
use exploits/routers/netgear/dgn2200_pass_recovery
set target 192.168.1.1
check
run

# Tester des identifiants par défaut sur un service exposé
use creds/generic/ssh_bruteforce
set target 192.168.1.1
run

6. Limites

  • Base de modules plus restreinte que Metasploit, ciblée sur des références/firmwares précis — inefficace sur du matériel récent ou peu documenté.
  • Beaucoup de modules exploitent des vulnérabilités anciennes déjà corrigées sur les firmwares à jour.
  • Peu adapté à l'exploitation de 0-day ou à des cibles fortement durcies.

7. Détection

  • Requêtes HTTP/SNMP/Telnet répétées et automatisées (scanners/autopwn génère un trafic de reconnaissance massif et facilement identifiable).
  • Tentatives d'authentification en rafale (module creds) détectables par un IDS ou le logging natif du device.

8. Défense

  • Mettre à jour le firmware des routeurs/objets connectés (la majorité des modules ciblent des CVE déjà patchées).
  • Changer les identifiants par défaut de tout appareil réseau.
  • Désactiver l'administration à distance (Telnet/HTTP non chiffré, SNMP par défaut) quand elle n'est pas nécessaire.
  • Segmenter le réseau IoT du reste du réseau interne (VLAN dédié).

Cadre légal

L'usage de RouterSploit contre un équipement sans autorisation explicite du propriétaire est une infraction pénale. À réserver aux audits autorisés et aux environnements de lab.

Voir aussi