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Crypto Basics

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Texte extrait du document (pour la recherche)
[Page 1]
Cryptographie
Jean-Luc Damoiseaux
IUT-Aix-Marseille
Dpt R&T
Plan
 Généralités
 Cryptosystèmes symétriques
 Cryptosystèmes asymétriques
 Infrastructure à clefs publiques ou PKI
 Protocoles sécurisés
 Cryptographie quantique
 Cryptographie post-quantique
Dpt R&T – JLD
2
1
2

[Page 2]
Généralités
Définitions
 La cryptographie consiste à protéger un message des
personnes non habilitées à en prendre connaissance
 La cryptanalyse regroupe les techniques permettant à une
personne non habilitée d'accéder à un message qui ne lui
était pas destiné
 La cryptologie = cryptographie + cryptanalyse
Dpt R&T JLD
4
3
4

[Page 3]
Cryptosystème
 Ensemble d’algorithmes nécessaires à la mise en œuvre
d’un objectif cryptographique
 Confidentialité : l’information ne peut être lue par une personne non
autorisée
 Intégrité : l’information ne peut être modifiée par une personne non
autorisée
 Authenticité : l’information est attribuée à son auteur légitime
 Non-répudiation : l’information ne peut faire l’objet d’un déni de la part
de son auteur
 Types de cryptosystème :
 symétrique (ou à clé secrète)
 asymétrique (ou à clé publique)
5
Dpt R&T JLD
Principe de Kerckhoff (1883) et de
précaution
La sécurité d'un système de chiffrement n'est pas fondée sur le
secret de la procédure mise en œuvre, mais uniquement sur
un paramètre utilisé lors de celle-ci : la clef
=> Ne jamais perdre/envoyer une clef privée
=> Ne jamais utiliser un cryptosystème à vous !
6
Dpt R&T JLD
5
6

[Page 4]
Longueur des clefs
 Les algorithmes asymétriques nécessitent des clefs
beaucoup plus longues que les algorithmes symétriques
 La longueur d’une clef dépend aussi de la durée de
protection voulue
=> Ne jamais prendre des clefs symétriques trop longues, et des
clefs asymétriques trop courtes
=> Consulter https://www.keylength.com/fr/
7
Dpt R&T JLD
Entropie (force) d'un mot de
passe (d'une clef)
 Un mot de passe humain est fragile car
 Nous manquons d'imagination
 Nous sommes fainéants
 Les ordinateurs travaillent toujours plus rapidement
=> Ne pas oublier de consulter les sites dédiés
https://ssi.economie.gouv.fr/motdepasse
https://www.security.org/how-secure-is-my-password/
Dpt R&T JLD
8
7
8

[Page 5]
Dpt R&T JLD
9
Entropie
recommandations de l’ANSSI
 En contexte de sensibilité forte à très forte
 MFA
 Longueur ≥ 20 caractères
Taille de clé
équivalente en
bits
Longueur
minimale en
caractères
Niveau de
sensibilité
≈ 65Entre 9 et 11Faible à moyen
≈ 85Entre 12 et 14Moyen à fort
≥ 100Au moins 15Fort à très fort
Durée des clefs
 Il existe toujours des failles inconnues
 Il faut anticiper les avancées mathématiques et
l'obsolescence des algorithmes
 Ne pas oublier de regénérer les clefs
- Tous les ans pour un certificat utilisateur
- Tous les 15 ans pour un certificat de CA
10
9
10

[Page 6]
Législation en France
 L'usage de la cryptographie en France est autorisé depuis
2004 sans restriction (La Confiance dans l'Economie
Numérique)
 La fourniture, l’importation, le transfert intracommunautaire
et l’exportation d’un moyen de cryptologie sont en
revanche soumis, sauf exception, à déclaration ou à
demande d’autorisation auprès de l’ANSSI par le fournisseur
Dpt R&T JLD
11
Législation à l'étranger
 Différente dans chaque pays
 des pays restreignent l'usage de la cryptographie sur leur sol
(Russie, Chine,…)
 d'autres permettent à leurs services de se livrer à des interceptions
légales (même hors de leurs frontières Patriot Act pour les U.S.)
sans justification...
https://cyber.gouv.fr/publications/bonnes-pratiques-
lusage-des-professionnels-en-deplacement
Dpt R&T JLD
12
11
12

[Page 7]
Cryptosystèmes
symétriques
14
Principe de base
 Une même clef est utilisée pour le chiffrement et le
déchiffrement
 Clef de taille réduite (entre 128 et 256 bits)
 Algorithme rapide et facile à mettre en œuvre
 Fiable (si la clef est aussi longue que le texte)
Le
texte
en
clair
&ase
12!qw
s34
aax!a
Le
texte
en
clair
&ase
12!qw
s34
aax!a
Dpt R&T JLD
13
14

[Page 8]
15
Problèmes
 Nombre de clefs à créer = n*(n-1)/2
 Échange sécurisé des clefs
 Difficile d'assurer
 l’authentification
 la signature (authenticité + intégrité)
 la non répudiation
Nb de clefNb de personnes
12
33
122550
4995001000
Dpt R&T JLD
Mode de fonctionnement
ANSSI : Dangereux, Possible, Recommandé
Dpt R&T JLD
16
 Chiffrement par flot
 Le message à chiffrer est de taille inconnue
 Chaque bit/caractère est chiffré différemment au fur et à mesure
 Algorithmes existants : RC4, RC5 , ChaCha20
 Chiffrement par bloc
 Le message à chiffrer est de taille connue
 Le message est découpé en blocs de taille fixe qui sont ensuite
chiffrés avec la même clef
 DES, 3DES (sous certaines conditions), AES
15
16

[Page 9]
Fonction de hachage -
Principe
Clef RIBCompteGuichetEtablissement
46028331658302926714518
17
 Algorithme basé sur une fonction mathématique qui transforme
une donnée de taille arbitraire en une chaine de bits de taille fixe
(emprunte ou condensat ou haché)
 Exemples :
Clef RIB = 97 – ((89 x Etablissement + 15 x Guichet +3 x Compte ) mod 97 )
FCS calculé dans une trame par l'algorithme CRC-32 à partir du
polynôme
x
32
+ x
26
+ x
23
+ x
22
+ x
16
+ x
12
+ x
11
+ x
10
+ x
8
+ x
7
+ x
5
+ x
4
+ x
2
+ x
1
Dpt R&T JLD
Fonction de hachage -
Propriétés
18
 Deux messages distincts devraient avoir des hachés différents
(résistance en collision)
 Etant donné un message, il doit être difficile de déterminer un
autre message qui donnerait le même haché
 Etant donnée une valeur de haché, il doit être difficile de
déterminer un message qui a donné cette valeur de haché
Dpt R&T JLD
17
18

[Page 10]
Fonction de hachage
Usage courant
ANSSI : Dangereux, Possible, Recommandé
 Permet en principe de détecter l'altération (intégrité) d'un
fichier
 Taille minimale du condensat : 256 bits
19
= ?
Message Digest 5,
Secure Hash Algorithme-1,
SHA-2 et SHA-3 (>= 256 bits)
Le
texte
en
clair
?
Le
texte
en
clair
Dpt R&T JLD
Fonction de hachage
Autres usages
 Utilisée dans les processus :
 D'authentification d'une personne (hmac)
 De signature d'un "document numérique"
 Détecter des menaces (antivirus) ou révéler la compromission de
fichier sur une machine qui a été attaquée
 Hachage de mots de passes (primitive PBKDF2 et salage)
Dpt R&T JLD
20
19
20

[Page 11]
HMAC (hash based message
authentication code)
ANSSI : Dangereux, Possible, Recommandé
 Utilisation d'une fonction de hachage dépendant d'une clef
privée partagée pour authentifier
Dpt R&T JLD
21
Un
mess
age
Un
mess
age
Un
mess
age
HMAC-MD5
HMAC-SHA-1
HMAC-SHA-256, HMAC-SHA-512
= ?
Cryptosystèmes
asymétriques
21
22

[Page 12]
Principe de base
 La sécurité repose sur l’existence de deux fonctions
mathématiques inverses l’une de l’autre où le calcul de la
première est réalisable de manière efficace, alors que celui de
la seconde n’est pas réalisable en pratique si la taille des objets
manipulés est importante
 Problèmes mathématiques souvent utilisés
 Factorisation d'entiers très très très grands : comment écrire N comme
un produit d'entiers premiers (RSA)
 Logarithme discret sur un corps fini (Diffie-Hellman)
 Logarithme discret sur courbes elliptiques (ED25519 et ECDSA pour
SSH)
Dpt R&T JLD
23
Inconvénients et avantages
 Inconvénients
 Mise en œuvre complexe
 Trop lent à l'exécution pour le chiffrement de données
volumineuses
 Clefs de très grande taille (1024, 2048, 4096 bits) sauf avec les
courbes elliptiques (128, 256 bits)
 Avantages
 Ne nécessite pas l’échange de clefs secrètes
 Permet de faire facilement l'authentification, la signature,
l'établissement d'une clef secrète
Dpt R&T JLD
24
23
24

[Page 13]
25
RSA - chiffrement asymétrique
(dit à clefs publiques)
Vanessa possède :
- Une clef publique pour le chiffrement
- Une clef privée pour le déchiffrement
Seule Vanessa peut
déchiffrer le message
avec sa clef privée
Le
texte
en
clair
&ase
12!qw
s34
aax!a
Le
texte
en
clair
&ase
12!qw
s34
aax!a
Dpt R&T JLD
RSA - Calcul simplifié des clefs
publique et privée de Vanessa
1. Vanessa choisit deux nombres premiers secrets
p = 3 et q = 11
2. Leur produit n = 3 × 11 = 33 (appelé le module de chiffrement)
3. φ(n) = (3 – 1) × (11 – 1) = 2 × 10 = 20 (appelée l'indicatrice d'Euler)
4. Elle choisit 3 (appelé exposant de chiffrement) qui est premier
avec 20 (deux nombres sont premiers entre eux si leur pgcd est
égal à 1)
5. Sa clef publique est (33, 3)
6. Elle calcule l'exposant de déchiffrement qui est l'inverse
multiplicatif de 3 modulo 20,et obtient 7
7. Sa clef privée est (33, 7)
Dpt R&T JLD
26
25
26

[Page 14]
RSA – Exemple d'utilisation des clefs
publique et privée de Vanessa
Austin veut transmettre le message 4 à Vanessa
 Chiffrement de 4 par Austin avec la clef publique de
Vanessa (33, 3) : 4
3
mod 33 = 31
31 est le chiffré transmis par Austin à Vanessa
 Déchiffrement de 31 par Vanessa avec sa clef privée (33, 7) :
31
7
mod 33 = 4
Vanessa retrouve le message initial
Dpt R&T JLD
27
28
Authentification
Déchiffrement : clef publique de Vanessa
Chiffrement : clef privée de Vanessa
Si Austin peut déchiffrer le message reçu,
alors il sait que c'est Vanessa (propriétaire de
la clef privée) qui l'a envoyé car elle seule
pouvait le chiffrer
Le
texte
en
clair
&ase
12!qw
s34
aax!a
Le
texte
en
clair
&ase
12!qw
s34
aax!a
Dpt R&T JLD
27
28

[Page 15]
29
Confidentialité + Authentification
Vanessa utilise sa clef privée pour s'authentifier
Et la clef publique d'Austin pour chiffrer
Austin utilise sa clef privée pour déchiffrer
Et la clef publique de Vanessa pour vérifier l'expéditeur
Le
texte
en
clair
&ase
12!qw
s34
aax!a
xxx
!34ssw
q
s3ww4
xxx
!34ssw
q
s3ww4
&ase
12!qw
s34
aax!a
Le
texte
en
clair
Dpt R&T JLD
30
Signature
(authenticité + intégrité)
Déchiffrement : clef publique de Vanessa
Chiffrement : clef privée de Vanessa
= ?
Le
texte
en
clair
?
Le
texte
en
clair
Le
texte
en
clair
Dpt R&T JLD
29
30

[Page 16]
Confidentialité + Authentification +
Intégrité
31
Le
texte
en
clair
@ssà
!aqs
s3ww4
@ssà
!aqs
s3ww4
Le
texte
en
clair
Le
texte
en
clair? =
Clef publique de Vanessa
Clef privée de Vanessa
Clef publique d’Austin
Clef privée d’Austin
Dpt R&T JLD
Etablissement d'une clef
secrète – Diffie-Hellman
32
Secret Secret
Clef
secrète
+ +
Secret
++Secret
Clef
secrète
Dpt R&T JLD
31
32

[Page 17]
33
Etablissement d'une clef secrète –
Diffie-Hellman en chiffre
 Etablissement d'une clef secrète partagée par un
échange public de valeurs
A
x
= 8 (tiré au hasard)
A
y
= 5
8
mod 11 = 4
secret = 9
8
mod 11 = 3
B
x
= 19 (tiré au hasard)
B
y
= 5
19
mod 11 = 9
secret = 4
19
mod 11 = 3
p (un nombre premier) 11
g (un nombre aléatoire < p) 5
4
9
cadre privé
Dpt R&T JLD
Infrastructure à clefs
publiques ou PKI
33
34

[Page 18]
Problème de l'utilisation de
la bonne clef publique
Dpt R&T JLD
35
Le
texte
en
clair
@ssà
!aqs
s3ww4
Le
texte
en
clair
Comment Vanessa peut-elle être
certaine que la clef publique utilisée
est bien celle d'Austin ?
Le
texte
en
clair
@dxs
!ass
q4dfd
Pas de chance !
Clef publique de
Denfer
36
Certificat
 Un certificat électronique (aussi appelé certificat numérique
ou certificat de clé publique) peut être vu comme une carte
d'identité numérique
 Permet de s'assurer que la clef publique utilisée est la bonne
car :
 La clef publique est associée à un certificat (carte d’identité dont
la structure est normalisée X509v3)
 Ce certificat est délivré par un tiers de confiance (autorité de
certification) garantissant le certificat
Dpt R&T JLD
35
36

[Page 19]
Autorité de certification
 Tiers de confiance permettant d'authentifier l'identité des
correspondants
 L'autorité de certification :
 se porte caution de l’application de la politique de
certification
 signe les demandes de certificat et les listes de révocation
 garantit l’identité du demandeur et sa clé publique par une
signature électronique
 détermine la durée de vie du certificat et sa révocation
Dpt R&T JLD
37
Qu'est-ce qu'une PKI
(Infrastructure de gestion de clefs)
Dpt R&T JLD
38
CSR
Dpt R&T JLD
37
38

[Page 20]
Domaines d'application des
certificats
Dpt R&T JLD
39
PDF
Code informatique
Courriel
VPN
802.1x
WIFI
Authentification
CB SWIFT
TLS
Fichiers signés
Accès au réseau
Ouverture de
session
Navigation WEB
Finance
40
Création et signature d'un
certificat X509v3
Clef privée de l’autorité
de certification
Version du certificat
Numéro de série
Algorithme de signature (RSA + SHA256)
Nom de l'autorité de certification
Période de validité (pas avant et pas
après)
Nom de l'utilisateur du certificat
Information sur la clef publique de
l'utilisateur
- Algorithme pour utiliser la clef publique
- Clef publique
Identifiant de l'autorité de certification
Identifiant du détenteur
Extensions (optionnel avant la v3)
SIGNATURE
Dpt R&T JLD
39
40

[Page 21]
41
Vérification d'un certificat
Version du certificat
Numéro de série
Algorithme de signature (RSA + SHA256)
Nom de l'autorité de certification
Période de validité (pas avant et pas
après)
Nom de l'utilisateur du certificat
Information sur la clef publique de
l'utilisateur
- Algorithme pour utiliser la clef publique
- Clef publique
Identifiant de l'autorité de certification
Identifiant du détenteur
Extensions (optionnel avant la v3)
SIGNATURE
= ?
Clef publique de l’autorité
de certification
Dpt R&T JLD
Solution au problème de l'utilisation
de la bonne clef publique
Dpt R&T JLD
42
Le
texte
en
clair
@ssà
!aqs
s3ww4
Le
texte
en
clair
Le
texte
en
clair
@dxs
!ass
q4dfd
Certificat
d'Austin
Certificat dont la
validité peut être vérifié par Vanessa
41
42

[Page 22]
Protocoles sécurisés
TLS (historiquement SSL)
 Utilisé par de nombreux services réseaux (web, mail,
transfert de fichier, etc.)
 Seules les versions 1.2 et 1.3 sont à utiliser
 Principes
 L'authentification est basée sur les certificats
 Les données sont chiffrées par une clef calculée lors de
l'ouverture de la session TLS
Dpt R&T JLD
44
43
44

[Page 23]
TLS (anciennement SSL)
45
Dpt R&T JLD
SSH - Généralités
 SSH = Secure Shell
 Ouvre une session interactive sur une machine distante ou
envoie des commandes/fichiers de manière sécurisée
 Les données échangées entre le client et le serveur sont chiffrées
 Le client et le serveur s'authentifie mutuellement
Dpt R&T JLD
46
45
46

[Page 24]
SSH – Fonctionnement
(étape 1)
 Mise en place d'un tunnel sécurisé
 Négociation entre le client et le serveur des politiques de sécurité à
utiliser (chiffrement, hashage, échange de clefs)
 Le serveur envoie sa clef publique au client. Celui-ci la vérifie et
s'assure de l'identité du serveur
 Le client génère une clef de session et l'envoie chiffrée au serveur
 Le serveur déchiffre cette clef avec sa clef privée et envoie un
message de confirmation chiffré avec la clef de session
47
A cet instant, les échanges entre le client et le
serveur seront chiffrés avec la clef de session
Dpt R&T JLD
SSH – Fonctionnement
(étape 2)
 Authentification du client
 Par mot de passe : le client envoie son nom d'utilisateur et son
mot de passe qui sont alors vérifiés par le serveur
 Par clef publique :
1) le serveur créé un message, le chiffre avec la clef publique du
client (préalablement déposée sur le serveur), et l'envoie.
2) Le client déchiffre le message avec sa clef privée, et le renvoie
au serveur.
3) Si le message est le bon, l’authentification est validée
Dpt R&T JLD
48
47
48

[Page 25]
S/MIME (RFC 2630 à 2633)
 MIME : Permet d'inclure dans les messages électroniques des fichiers
attachés autres que des fichiers textes
 S/MIME (Secure / Multipurpose Internet Mail Extension)
 Procédé de sécurisation du contenu des courriels encapsulés au format
MIME
 Assure l’intégrité, l’authentification, la non-répudiation et la confidentialité
des messages électroniques.
Dpt R&T JLD
49
S/MIME – Fonctionnement
Dpt R&T JLD
50
 L'expéditeur envoie un mail signé avec sa clef privée mais non
chiffré, et contenant son certificat
 Le destinataire vérifie le certificat avec la clef publique de la
CA. Ensuite il vérifie la signature et si elle est valide alors
l'expéditeur est bien celui qu'il prétend être et sa clef publique
(contenue dans le certificat) est stockée par le destinataire, qui
pourra si besoin l'utiliser pour envoyer un mail chiffré à
l'expéditeur
49
50

[Page 26]
Tunnel IPsec – Authentification
par certificats
 Intérêts des certificats par rapport à une authentification par
PSK
 Révocation facile des passerelles
 Durée de vie limitée
 Identification unique et fiable par correspondant
51
Dpt R&T JLD
Cryptographie
quantique
51
52

[Page 27]
Principes quantiques
 Superposition quantique : une particule quantique peut
exister dans plusieurs états simultanément, jusqu’à ce
qu’elle soit mesurée
Un qbit (concrètement un photon) peut être à la fois
dans l’état |0⟩ et |1⟩
 Intrication quantique : deux particules intriquées partagent
un état quantique corrélé : la mesure de l’une détermine
instantanément l’état de l’autre, même à distance
 Non-clonage quantique : il est impossible de copier
parfaitement un état quantique inconnu
 un espion ne peut pas dupliquer un message
quantique sans être détecté
 Mesure quantique : toute mesure d’un système quantique
modifie son état
 une écoute laisse des traces détectables car la
mesure des photons introduit des erreurs
53
Dpt R&T JLD
Usage et limites
 Usages
 Distribution quantique de clés (QKD) : générations de clefs
secrètes partagées
protocole E91 d’Artur Ekert (basé sur l’intrication)
protocoles BB84 de C Bennett & G Brassard (basé sur la
polarisation),
son successeur est le protocole B92
 Réseau quantique – état embryonnaire !
 Limites :
 les photons s’atténuent dans les fibres optiques (limite actuelle :
~500 km avec des répéteurs quantiques)
 Coût et complexité des infrastructures à déployer
 Attaques par canaux auxiliaires : certaines attaques exploitent des
imperfections des équipements (ex : lasers, détecteurs)
ANSSI : la QKD n’est pas une technologie assez mature
et ne peut être utilisée en pratique que dans certains cas de
niche
54
Dpt R&T JLD
53
54

[Page 28]
BB84 – Bases physiques
 Polarisation d’un photon
 Détecteur de polarisation
55
0° 45° 90° 135°
½
Détecteur
Base rectiligne
Photon
envoyé
Détecteur
Base diagonale
Photon
envoyé
½
½
Photon
possible
Photon
possible
Dpt R&T JLD
½
BB84 – Prérequis
 Accord entre l’émetteur et le destinataire sur des bases de
codage
 Base rectiligne : 0 1
 Base diagonale : 0 1
 Techniques
 Un canal quantique unidirectionnel et sécurisé
 Un canal classique (internet, etc.) authentifié
 Générateur de nombre aléatoire
56
Dpt R&T JLD
55
56

[Page 29]
BB84 – Envoi des qbits
 Envoi d’un message aléatoire via le canal quantique
 Pour obtenir une clef de N bits, il faudra envoyer 2N bits !
57
10110100Bit à envoyer
Base choisie
aléatoirement
Photon polarisé envoyé
Base choisie
aléatoirement
Photon détecté
0 ou101100 ou 10 ou 10Valeur probable
Dpt R&T JLD
BB84 – Annonce des bases
 Via le canal « public », annonce pour chaque qbit de la base
utilisée
 Pour chaque qbits, si la même base a été utilisée alors on gardera la
valeur probable, sinon on la jettera
58
10110100Bit à envoyer
Base choisie
aléatoirement
Photon polarisé envoyé
Base choisie
aléatoirement
Photon détecté
0 ou101100 ou 10 ou 10Valeur probable
On jetteOn gardeOn gardeOn gardeOn gardeOn jetteOn jetteOn gardeDécision
01100Clef obtenue
Dpt R&T JLD
57
58

[Page 30]
On nous a espionné ! ?
59
000Bit à envoyer
Base choisie
aléatoirement
Photon polarisé envoyé
Base choisie aléatoirement
par l’espion
Photon détecté par
l’espion
Photon renvoyé par
l’espion
Base choisie
aléatoirement
Photon détecté
101Valeur mesurée
On gardeOn gardeOn gardeDécision
101Valeur du bit retenu
Dpt R&T JLD
BB84 – Sacrifice de bits
 Annonce via le canal « public » de la valeur de plusieurs bits (entre
20 à 50%)
Si trop de bits sont différents (taux d’erreur supérieur à 11-15%)
c’est que l’on a été écouté et toute la clef est jetée !
60
10110100Bit à envoyer
Base choisie
aléatoirement
Photon polarisé envoyé
Base choisie
aléatoirement
Photon détecté
0 ou101110 ou 10 ou 11Valeur mesurée
On jetteOn gardeOn gardeOn gardeOn sacrifieOn jetteOn jetteOn sacrifieDécision
011Clef obtenue
Dpt R&T JLD
59
60

[Page 31]
Cryptographie
post-quantique
Problématique / Solution
 Avènement des ordinateurs quantiques !
 compromission future et certaine des données chiffrées jusqu’à
présent (Harvest Now, Decrypt Later)
 conséquences majeures dans des domaines sensibles
(étatique, militaire, finance, privé, etc.)
 Cryptographie post-quantique (PQC pour Post Quantum
Cryptography) : ensemble d’algorithmes de cryptographie
classique (établissements de clés, signatures numériques,
etc.) assurant une sécurité contre la menace quantique
62
Dpt R&T JLD
61
62

[Page 32]
Actuellement
 Algorithmes certifiés (NIST / ANSSI)
 Établissement de clés (CRYSTALS-Kyber, HQC, NTRU)
 Signatures numériques (CRYSTALS-Dilithium , SPHINCS+)
 Solutions certifiées(ANSSI)
 Smartcard MultiApp 5.2 Premium PQC de Thales (Thales DIS
France) : Certification CC (Critères Communs) délivrée le 29
septembre 2025 ;
 Le Microcontrôleur S3SSE2A de Samsung : Certification CC
(Critères Communs) délivrée le 1er octobre 2025
 Cisco :
 les équipements Nexus 9000 intègrent des mécanismes de
sécurité résistants aux attaques quantiques
 Nouvelle infrastructure réseau (basée sur l’intégration du
protocole Secure Key Integration Protocol et la solution Solteris
Network Appliance développée par ID Quantique)
63
Dpt R&T JLD
63

📝 Tester ses connaissances

1. Selon les recommandations ANSSI présentées, quelle longueur minimale de mot de passe est requise pour un niveau de sensibilité fort à très fort ?

2. Dans le protocole BB84 de distribution quantique de clés, que se passe-t-il si un espion mesure les photons en transit ?

3. Que désigne l'expression « Harvest Now, Decrypt Later », qui motive la cryptographie post-quantique ?

4. Lors de l'authentification SSH par clé publique, comment le serveur vérifie-t-il l'identité du client ?